Il a ébloui le monde à l’Euro 2016 avec le Portugal. Renato Sanches et sa sélection finiront sur la plus haute marche du podium. Il avait 18 ans. Né d’un père santoméen et d’une mère cap-verdienne, le milieu de terrain de Lille fait très tôt ses débuts en A, peu avant l’Euro remporté en France. Ses performances en quelques entrées en jeu lui font décrocher une place de titulaire dans l’équipe de Fernando Santos et, au bout du compte, le titre de meilleur jeune du tournoi.

Sanches avec le trophée de l’Euro en 2016 en France. Il a été élu meilleur jeune du tournoi remporté par le Portugal.

La même année, Renato Sanches remporte le championnat et la Coupe du Portugal sous les couleurs du Benfica Lisbonne. Il est ensuite élu Golden boy, le trophée du journal italien Tuttosport qui récompense le meilleur espoir de l’année.

De l’éclipse munichoise à la lumière lilloise

Courtisé par les grands clubs, le joueur d’origine cap-verdienne rejoint le Bayern Munich pour 35 millions d’euros. Renato Sanches peinera à confirmer ses prestations réalisées quelques mois plus tôt en France, notamment à cause des blessures.

Un transfert à Lille contre 20 millions d’euros va raviver la flamme de l’Espoir portugais. Deux ans après son arrivée, il s’impose et contribue largement au titre de champion de France du LOSC.

Barré pour le moment en sélection par William Carvalho, un autre binational, né à Luanda, capitale de l’Angola, Sanches (23 ans) reste à l’affût. Guettant sans doute la moindre occasion de rééditer son coup d’il y a cinq ans. Il compte 26 apparitions (2 buts) dans les rangs des champions d’Europe en titre.

Contrairement à Renato Sanches, Serge Gnabry est titulaire au sein de la Mannschaft. À 25 ans, il compte 21 sélections et 16 buts. Né d’un père ivoirien et d’une mère allemande, l’ancien joueur d’Arsenal a fait ses débuts avec la sélection allemande à 21 ans.

L’offensive des Éléphants

À l’approche de la Coupe du monde 2014, le pays de son père tente de l’enrôler pour renforcer les Éléphants qualifiés au rendez-vous brésilien. Mais Serge Gnabry n’avait en tête que de jouer pour la Mannschaft. «J’ai passé l’essentiel de mon parcours junior en Allemagne et j’ai joué pour les équipes allemandes de jeunes. J’ai toujours voulu jouer pour l’équipe d’Allemagne, ce qui signifie que l’Allemagne est aussi ma maison», a-t-il justifié.

Le joueur du Bayern Munich s’est surtout illustré en club à la fin de la saison 2019-2020. Son équipe est, sans surprise championne d’Allemagne, et vainqueur de la Ligue des champions. Lors du Final 8 à Lisbonne, terre du couronnement européen cette année-là, le Germano-Ivoirien inscrit 9 buts en autant de titularisations.

Gnabry célébrant l’un de ses 16 buts sous le maillot de la Mannschaft.

Cette ascension fulgurante fait grimper sa valeur marchande à 70 millions d’euros d’après Transfermarkt, alors qu’il a été recruté en 2017 pour «seulement» 8 millions.

Serge Gnabry et son équipe doivent rebondir, ce samedi, après avoir perdu (0-1) leur premier match de poule face à la France. Le Portugal de son ancien coéquipier au Bayern (2018-2019), pour sa part, avec déjà trois points au compteur, sera qualifié en huitièmes en cas de nouveau succès, avant de rencontrer les Bleus pour la troisième journée.

Mariétou Mary SOUMARÉ

Précédemment dans cette rubrique : Alexander Isak, le «nouveau Zlatan» vient d’Érythrée

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